Depuis la sortie de leur album éponyme au crépuscule de 2008, The Subs ont… Donné plus de 160 concerts, voyagé vers 14 pays différents, utilisé 12 compagnies aériennes, 2 tour bus et 1 jet privé. À eux trois, ils ont envoyé 250 cartes postales et bu environ 80 bouteilles de vodka. En tournée, ils ont perdu 5 chargeurs d’iPhone et 6 paires d’oreillettes customisées. 480 T-shirts ont été vendus et ils ont compté au moins 12 invasions de scène et 13 bagarres avec la sécurité locale. Les membres du groupe se souviennent de 10 contraventions pour excès de vitesse et ont été interrogés par la police 3 fois. Ils ont réalisé 6 vidéos clips, lancé 1 blog et enregistré 3 videocasts. Leur public a ramené chez eux 3 chaussures et arraché 2 paires de pantalon du corps de Papillon, qui a aussi vomi sur scène une fois. 7 live shows se sont terminés avec des micros wireless cassés et 2 AX-7 keytars en morceaux. Un total de 68 rouleaux de Gaffer tape ont été utilisés, plus ou moins 100 glitter balls furent bricolées, plus de 70 interviews ont été accordées et leur musique s’est retrouvée sur 78 compilations. The Subs ont passé la moitié des derniers 730 jours en studio: 45 démos ont été mises sur bande et 21 différentes versions du nouvel artwork furent rejetées. Environ 28 heures ont été nécessaires pour discuter de la liste définitive des 11 morceaux qui figurent sur le nouvel opus…mais enfin, voici ce 2e album de The Subs: Decontrol. Beaucoup de choses sont arrivées au groupe de Gand depuis que leur electroravepunk-trucmachinbrol a deferlé sur la scène musicale: ils ont fêté les 10 ans de Fabric avec Mitshubitchi , un titre offert. Ils ont aussi sorti leur acclamé Vomit In Style EP, comprenant des remixes brillants de Mixhell, Don Rimini et Les Petits Pilous. Avec ces derniers, The Subs se sont associés pour la sortie d’une double A side: My Body Is Gonna Rememb/Rototom. Mais, quand on les titille sur leur évolution la plus importante de ces dernières années, le groupe est en accord et répond unanimement: leur maturation en un vrai groupe de scène qui donne tout en concert. “C’est notre empreinte digitale”, s’exclame le groupe, “c’est notre ticket d’ouverture des portes et des routes. Fini le temps des débuts avec ‘deux CD-J’s et un micro’, voyageant d’un clocher a un autre. Maintenant, avec notre show live, nous pouvons voyager n’importe ou dans le monde et montrer aux gens ce que le coeur, l’esprit, les bras et les jambes de The Subs sont vraiment” Les nouveaux morceaux sur Decontrol sont-ils le résultat de l’incarnation live de The Subs ? “Pas exactement”, explique Papillon. “Donner un concert n’est pas pareil qu’enregistrer un album. Ce sont deux mondes différents. La musique électronique ne se crée pas à la suite de sessions de jam par 4 mecs dans un garage, c’est le résultat de beaucoup d’heures dans le noir derrière des synthés et ordinateurs”, blague le chanteur/producteur/jumping jack flash. Tous les nouveaux morceaux ont été testés sur la route. Parfois, le groupe a même pu étirer des sound-checks en sessions de peaufinage de trois heures, avant de délivrer quelques nouveaux morceaux à son public le même soir. Il y a eu beaucoup de questionnements, d’essais pour trouver le bon son et de profondes réflexions pour le nouvel album. Leur principale source d’inspiration ? Papillon n’a qu’un mot à la bouche : le chaos. “Toute créativité nait du chaos. Quand on se donne la permission de perdre le contrôle, de belles choses inattendues se produisent” Créativité dérivée du chaos; c’est presqu’un écho au célèbre manifeste de Malcolm McClaren ‘cash from chaos’ - “Bon, nous ne sommes pas certains pour le cash, mais il y a eu suffisamment de chaos autour de The Subs‘’, ajoute malicieusement le groupe. Et puis, “Decontrol est beaucoup moins un album ‘fuck you’ que son prédécesseur ‘’Subculture’’, c’est beaucoup plus un album au message ‘I’d like to fuck you’ ”. Un excellent exemple du chaos créatif et enrichissant, entourant The Subs, est le smash single The Pope Of Dope, concocté avec l’équipe notoire de DJ’s Partyharders. Papillon explique: “Ce sont vraiment de chouettes gars avec qui passer un bon moment, nous voulions collaborer ensemble tôt ou tard”. Finalement, cela s’est fait rapidement lorsqu’un soir les garçons ont commencé à bidouiller un sample disco et le Partyharders-en-chef Le Colonel improvisa ses paroles espiègles. Durant l’été 2010, le résultat est passé de bizarrerie à morceau culte dans les clubs et hit de festival, prenant tout le monde, les 3 Subs inclus, par surprise. Le pape de la drogue n’est pas présent sur Decontrol, mais il donnerait sa bénédiction pour le too cool-for-old school house Don’t Stop, la rave jam hyperactive qu’est The Hype, les beats technos qui frappent fort de The Visible Man et Hannibal (And The Battle Of Zama) titre inspiré par une bande originale de film Français. Il y a même des philosophies profondes cachées dans Decontrol – L’universellement attrayant club anthem The Face Of The Planet, par exemple, ou Lemonade, inspiré par une phrase du skater/artiste americain Ed Templeton: ‘if life gives you lemons, make lemonade’. “Nous faisons de la musique pour la génération shuffle”, conclut Papillon. “Decontrol couvre pas mal de bases, mais en même temps il se tient comme un tout. Nous sommes devenus des hommes beaucoup plus positifs ces dernières années, j’ai hâte d’infecter notre public avec cette nouvelle sensation.” The Subs sont Jeroen De Pessemier aka Papillon, Wiebe Loccufier aka DJ Tonic et Luca Di Ferdinando aka Highbloo. Date de sortie Decontrol: 28 mars 2011